The Thing (1981)

Ici, le F.R.I.S.S.O.N. du film The Thing !

The Thing (1981)


réalisé par John Carpenter,
écrit par Bill Lancaster, adaptation de la nouvelle La Bête d’un autre monde (Who goes there ?, récit éponyme du recueil Le ciel est mort) de John W. Campbell.
Film Américano-Canadien.
108 minutes (1h48) – SF, Horreur, Angoisse.
INTERDIT AUX MOINS DE 12 ANS !

Frayeur potentielle – 35 %
Révulsion – 🤢🤢🤢
Inquiétude – 🙈🙈🙈
Stupeur – 😱
Son – 🎵🎵
Oppression – 😰
Noir – 👽

(Si vous l’avez manqué : ICI, la page concernant la notation des films !)

Synopsis : Une équipe scientifique américaine retrouve les membres d’une équipe norvégienne morts, de manière on ne peut plus mystérieuse. Ce qui les a tué demeure un mystère, à moins qu’il ne soit caché en plein jour…

Thèmes principaux : Survie, Antarctique, Extra-terrestre, paranoïa.
Mention spéciale : Adaptation roman.

🛸 L’avis de la Soucoupe Masquée 🛸

Le but principal de The Thing de John Carpenter n’est pas de vous faire peur. Ainsi, n’allez pas le visionner en cherchant les frissons du siècle, vous risquez d’être déçu. Cela dit, le film joue sur une facette tout autre que la peur panique et la surprise.

En effet, The Thing cherche plus à vous embarquer dans une ambiance de totale paranoïa, au sein de laquelle personne ne peut faire confiance à son prochain. Et c’est là le scénario de base du film. Un extra-terrestre polymorphe, capable de répliquer n’importe quelle forme de vie, fait son apparition au sein d’une base scientifique américaine, perdue en plein Antarctique, durant une tempête.

Le scénario est simple, mais bougrement efficace. Le jeu des personnages est aussi très convaincant, et la réaction de chacun face à la traque du monstre (donc potentiellement de sa propre mort) est tout autant sublime. On se retrouve avec une sorte de jeu de devinette macabre où les seuls moments où l’alien peut se cacher, c’est au nez et à la barbe de tout le monde. Ce qui renforce encore plus le côté dramatique de la situation est le sentiment constant d’isolement et d’enfermement qui règne sur la base. Isolés de tous, aucun moyen de s’enfuir ou de communiquer, c’est pour le volet physique. Mais les personnages se renferment tous aussi sur eux-mêmes. Chacun ne faisant confiance à personne et ne voulant être pris pour le monstre, dont le but est aussi de survivre. le tout accompagné du bande originale remplie de bruits stridents, glaçants au possible rendant l’atmosphère encore plus inquiétante qu’elle ne l’est déjà. Il est clair que c’est une nécessite dès lors que le film se présentent sous format classique (et non caméra embarquée).

Autre atout du film, son attrait pour le gore. Attendez-vous à voir du monstre, du difforme, de l’hémoglobine et autres réjouissances qui sauront vous fait détourner le regard. C’est aussi ça le but The Thing, vous déconnecter avec la nature humaine au travers de ces plans horribles pour mieux vous identifier aux personnages pour lesquels on s’attache et on ne souhaite pas de mourir… enfin, sauf celui qui abrite l’extra-terrestre bien sûr, faut-il encore avoir une idée de qui cela peut-il être !

Évidemment, le film n’a pas spécialement bien vieilli. Les effets spéciaux n’ont rien à voir avec ceux d’aujourd’hui (coucou le sang peinture/ketchup) et nous ne profitons pas, au visionnage, du contexte de l’époque pour nous en imprégner au mieux. On citera par exemple le fait qu’une base scientifique soit armée? Nous sommes en pleine guerre froide! Quel est ce rapport préoccupant, presque obsessionnel vis–vis du sang, qui est omniprésent? Eh bien le SIDA vient de faire son apparition il y a quelques années seulement avant 1981.

Malgré le fait qu’il fut boudé des salles de cinéma à sa sortie, The Thing n’en demeure pas moins un classique qui sait instaurer une ambiance unique en son genre et dont le visionnage pourrait en déranger plus d’un. Souvenez-vous juste de prendre le film avec du recul, de savourer, par la même occasion, une vision d’un passé pas si lointain, où l’une des technologies les plus avancées n’était autre qu’un programme d’Échec sur ordinateur.

Pour les plus peureux, c’est une bonne expérience pour s’améliorer. En cas d’aversion particulière envers les monstres et l’hémoglobines, prenez garde !
Pour les courageux, on savourera ce suspens paranoïaque à fond, go go go !
Pour les experts, la même chose qu’au dessus, mais n’attendez pas de dépaysement niveau frisson, profitez seulement de cette ambiance malsaine unique.

2 commentaires sur “The Thing (1981)

    1. Bah je trouve que le fait qu’il a mal vieilli, les effets spéciaux assez désuets et le fait, qu’en prime, on voit « bien » les effets et qu’il y a des plans entiers dessus, eh bien ça baisse un peu de niveau de frayeur pour un spectateur d’aujourd’hui ! C’est pour ça que le contexte joue énormément ! Et en ça, la préquelle de The Thing me fit plus peur globalement ! 🙂

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