1922 (2017)

Ici, le F.R.I.S.S.O.N. du film 1922 !

1922 (2017)

réalisé par Zak Hilditch.
écrit par Stephen King (nouvelle) et Zak Hilditch (scénario), adapté de la nouvelle 1922 de Stephen King, parue en 2010 dans le recueil Nuit noire, étoiles mortes.
Film Canadien.
102 minutes (1h42) – Crime, Drame, Horreur.

Synopsis :  Wilfred James est fermier. Afin de pouvoir garder sa ferme et les 40 hectares de terre qui y sont associés, il fait le choix de tuer sa femme. Aidé de son fils, Henry, il cache le corps dans un puits. Peu à peu, sa culpabilité va le ronger de l’intérieur, jusqu’à ce qu’il en vienne à penser qu’il a jeté une malédiction sur lui et son fils

Frayeur potentielle – 30 %
Révulsion – 🤢🤢
Inquiétude – 🙊
Stupeur – Ø
Son – 🎵
Oppression – 😰😰
Noir – 🔪🔪🔪

(Si vous l’avez manqué : ICI, la page concernant la notation des films !)

Thèmes principaux : Crime, Folie, Gore.
Mentions spéciales : Adaptation de nouvelle.

🔪 L’avis du Boucher Fou 🔪

Avec cette oeuvre, adaptée d’une nouvelle de Stephen King, vous n’allez pas spécialement avoir peur, que vous soyez peureux, courageux ou même carrément insensible. Ce film joue plus sur un aspect psychologique et des obsessions dérangeantes.

Manipulation, meurtre et folie, voici les trois grands thèmes de cette oeuvre, dont on sent obligatoirement les thèmes récurrents de Monsieur King telle la folie (réelle ou pas) des personnages, meurtres, obsessions, vengeances, au-delà et j’en passe.)

Manifestement, c’est n’est pas le rythme du film qui va nous faire perdre notre propre tête car il est relativement lent. Tout est en douceur (d’où l’absence de notation sur la caractéristique « stupeur » plus haut), mettant en exergue la longue corruption d’un esprit avide qui sombre dans la folie (dont on ignore si elle est réelle ou pas), tiraillé entre regret et justice. Pour arriver à ce résultat, tout est bon : vision, manipulation, meurtre. Nous sommes vraiment dans une oeuvre qui traite plus du psychologique qu’autre chose. Cela reste très intéressant à regarder malgré tout. Cette lenteur s’explique également par le format de l’oeuvre originale. Il s’agit d’une nouvelle (format d’écriture assez court à l’origine) renvoyant, par ses thèmes et mécaniques, à des œuvres plus principales de l’auteur, limitant ainsi la grandeur du film, autant sur le plan de la durée que celui de « l’importance ».

Ainsi, la manipulation est omniprésente. Entre les coups bas que se font le mari et l’épouse, le fait que le fils soit aussi manipulé contre sa mère, et la personnalité trouble de Wilfred (tantôt le bon fermier un peu bourru mais sympathique, tantôt « l’homme sournois ») posent les jalons d’une longue descente aux enfers durant cette année de 1922.

S’ajoute une dimension religieuse et surnaturel au film. Au final, le meurtre d’une personne est similaire au meurtre de notre propre âme, apportant ainsi une malédiction sur notre personne et notre entourage. C’est, là, l’élément de non-retour, une fois que le meurtre est commis, il n’y plus de rédemption possible. L’esprit du fermier plonge totalement dans cette folie (dont on ignore la réalité), se manifestant par une obsession issu du quotidien de chacun (pour le cas du fermier, ce sont les rats).

C’est la figure répressive de sa femme qui viendra le hanter, avec sa horde de rats, lui rappelant constamment son pêché, sa mauvaise action, vengeance qu’il va s’auto-infliger à travers son esprit.  Dès lors, le film utilise l’horreur, le macabre comme d’un simple instrument afin de nous narrer la tragédie d’un homme confronté à sa culpabilité. Ses sentiments refoulés, ses pensées qu’il préfère passer outre, comme l’histoire de son fils, seront les tortures révélées par cette revenante et ses rongeurs qui ne cesseront de le poursuivre. Le film maintient ainsi superbement le doute concernant sa folie : est-elle plausible dû à sa déchéance psychologique ou l’entrée du surnaturel y est pour quelque chose (ou est-ce encore qu’un reliquat de son esprit dément?).

Ainsi, cette adaptation semble réussie. Elle est de très bonne facture mais souffre seulement d’une mauvaise compatibilité entre format d’origine et format de sortie, le film traînant un peu en longueur.

Pour les plus peureux, go go go ! (à condition de ne pas avoir une aversion particulière pour les rats !)
Pour les plus courageux, c’est un excellent film traitant du psychologique, R.A.S. !
Pour les experts, là aussi, on sera plus focalisé sur la portée psychologique que l’obtention de frissons !

0510579.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx
1922 : Photo Thomas Jane – Copyright : Netflix
192842.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx
1922 : Photo Thomas Jane – Copyright : Netflix

2 commentaires sur “1922 (2017)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s